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Interview n°3 : La gestion juridique  

 

Aujourd’hui, unaf91.fr a le plaisir de pouvoir vous renseigner sur la gestion juridique  organisée au sein des structures UNAF. Positions, mises en oeuvre, déploiements. Nous vous expliquons ceci dans les moindres détails.

 

I. Nadine, peux-tu te présenter ?.

ND: « Après avoir joué au football durant 20 ans, je suis devenue arbitre pour aider mon club. J'ai rapidement grimpé les échelons pour arriver en ligue comme arbitre centrale L2 (DSR/DHR) puis comme assistante Ligue 1 (CFA/DH).

Adhérente UNAF depuis mes débuts dans l'arbitrage et membre du Comité Directeur, j'ai ensuité accepté de reprendre la Présidence de la section Essonne à la suite de Brahima COULIBALY, qui souhaitait prendre un peu de recul. Cette année, j'ai aussi repris la fonction de délégué juridique car ce domaine demande un peu d'expérience et de connaissances des dossiers».

 

 

II. A l'UNAF 91 comment le juridique est-il géré et ce fonctionnement s'opère-t-il de la même manière pour toutes les autres associations unafistes de la France entière ?.

ND : « Le juridique est géré au niveau National, donc toutes les sections fonctionnent bien évidemment de la même façon dans la constitution des dossiers et leur suivi. La section locale est la courroie de transmission entre l'adhérent, l'avocat et l'UNAF NATIONALE.

Par contre, de plus en plus de sections ont signé une convention avec le procureur de la République leur permettant d'avoir une attention particulière de la part de la justice sur les dossiers de violences sur arbitres. Par le passé, cela nous a été refusé mais nous allons à nouveau effectuer les démarches. Une démarche au niveau de notre Section Régionale est aussi en cours ».

 

 

III. Aujourd'hui, on se rend compte que beaucoup d'arbitres qui se font agresser ne sont pas adhérent à l'UNAF. Pourquoi ne se protègent-ils pas et quels sont les avantages qu'il peuvent bénéficier dans ce cadre ?.

ND : « En cas d'agression et de plainte déposée, l'UNAF fournit un avocat à l'adhérent dès lors que la procédure est lancée. Ses prestations sont entièrement prises en charge par l'UNAF. De plus, une fois le jugement donné, l'UNAF se charge de toutes les démarches pour le recouvrement des indemnités obtenues. Ces démarches sont malheureusement très longues.

Pour ce qui est des arbitres qui n'adhèrent pas, je n'en connais malheureusement pas la raison. Ce qui est étonnant, c'est que la plupart d'entre eux nous disent être contents de notre accompagnement en commission de discipline mais ce n'est pas pour cela qu'ils adhérent ensuite ».

 

 

IV. La loi Lamour est-elle si bien respectée et appliquée par les instances judiciaires ?.

ND : « La Loi Lamour est bien connue au niveau judiciaire, un peu moins des services auprs desquels la plainte est déposée. Il arrive que nous soyons obligés d'intervenir via l'avocat pour faire requalifier le délit.

C'est d'ailleurs grâce à cette loi que les agresseurs sont poursuivis au Pénal et condamnés à de la prise (souvent avec sursis) en plus des dommâges et intêrêts. Malheureusement, nous avons quelques exceptions et certains dossiers sont classés sans suite. Il y en a très peu en France mais malheureusement un de nos adhérents à eu cette désagréable surprise. Depuis, nous essayons vainement de faire rouvrir le dossier mais les demandes de notre avocat pour recevoir ce dossier auprès du tribunal de Bobigny restant pour l'instant sans suite ».

 

 

V. Au congrès de Vichy, L'UNAF NATIONALE a présenté son logiciel SAGES pour améliorer l'outil juridique des SD et SR. Quand penses-tu ?.

ND : « C'est une véritable avancée. Nous aurons dès le début de la constitution du dossier quels documents sont nécessaires et à quel moment en fonction de l'agression.

Tout le monde (Sections Nationales, régionales et départementales) pourra savoir à l'instant T ou en est le dossier sans échange de mails ou courriers, ce qui est très fastidieux.

Nous avons également la possibilité de déclarer toutes les agressions d'arbitres, adhérents ou pas, plainte ou pas. Cela permettra à l'UNAF d'effectuer des statistiques assez proches de la réalité ».

 

 

 

VI. Que veux-tu ajouter en conclusion ?.

ND : « L'UNAF consacre beaucoup de moyens, humains et financiers, à cette défense juridique. Nous préfèrerions bien évidemment ne pas avoir à le faire car le but c'est avant tout de tout mettre en oeuvre pour éviter ces agressions arbitres. La loi LAMOUR est censée aussi servir de dissuasion mais on se rend compte que finalement les joueurs ou dirigeants n'ont que très peu connaissance de ce qu'ils risquent en agressant un arbitre ».

 

 

Merci à elle d'avoir pris le temps de nous répondre. Retrouvez-nous très vite sur unaf91.fr pour des prochaines interviews sur la vie de nos commissions